C'était un vrai dimanche sétois, encore doux, encore cordial. Il y avait les puces tradi et ses objets étranges : sac rétro à cigognes tout de même. Plein de Sétois-es en terrasse et dans les cafés qui rigolent, et les gens, 'qui veulent tout pour rien'. Un jeune breton s'est fait tatouer une bite ailée sur les fesses. Les gars s'offrent des chapeaux de cow-boy rose, bref, c'est vraiment super sympa.
Déjà anciens mais toujours d'attaque : Fifi l'écureuil, et une femme lascive au pochoir qui traîne vers les Bx-Arts. Devant la grille, des bulles sans mots.
En me promenant une nuit d'août, juste avant la Saint Louis j'ai vu ces sortes de vents-méduses ...
Le lendemain le mystère était dissipé et les vents étaient coloriés, ils s'intégraient à une fresque immense qui représentait tous les symboles de Sète.
assorti d'un "NON MERCI", il y a ce panda qui me rappelle l'Anarchopanda du Québec ... mais non merci quoi ? Avec les Sétois-es tout est possible ... non merci trop de touristes n'en jetez plus ? Non merci trop de business, trop de salades immobilières ? Non merci plus de voitures, non merci plus de pollutions, de bruit ? Non merci plus de graffiti ? ...
Les puces du dimanche c'est un endroit sympathique, à côté duquel on peut boire un coup. L'ambiance est moins drôle dès que le soleil estival se fait la malle, et puis en plus cette année d'autres puces sur un parking lointain menacent les ventes.
Dans leur panier les masques de plongée au plastique gélatineux me médusent drôlement ...